Confucius ou la recherche de la meilleure version de nous-même. Ca pourrait être un titre. Le penseur et homme d'état chinois Confucius reste en effet le personnage atypique par son empreinte, historique par sa notoriété, qui aura le plus marqué la civilisation chinoise. Considéré comme le premier « éducateur » de la Chine, son enseignement a donné naissance au confucianisme, une doctrine politique et sociale qui a été érigée en "religion d'État" dès la dynastie Han et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du XXe siècle. Né à Zou (陬) près de Qufu (曲阜) dans l'actuelle province du Shandong, il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et qui a été latinisé en "Confucius" par les Jésuites.
Selon l’historien Sima Tan (1) et un autre spécialiste de la Chine antique, Sima Qian (2) - l’un des premiers a avoir tenté de décrire l’histoire de la Chine depuis son origine - la famille de Confucius descendrai de l’antique dynastie impériale Shang (vers 1765 – 1066 av J-C) qui régnait sur le royaume de Lu (province de Shan Dong). Le père de Confucius, lettré pratiquant les arts martiaux y fut conseiller royal. Sa deuxième concubine, donna naissance à Confucius après que sa première femme lui ait donné neuf filles. Confucius (chinois : 孔夫子 ; en pinyin Kǒngfūzǐ, Wade-Giles: K'ung-fu-tzu) ou bien (chinois : 孔子 ; en pinyin Kǒngzǐ), est né le 28 septembre 551 av. J.-C. à Zou (陬) et mort le 11 mai 479 av. J.-C. à Qufu (曲阜). A la naissance de Confucius, son père avait 70 ans et mourut trois ans plus tard. Confucius bien que pauvre et sans statut étudia au sein de la cour les trois cent chapitres des codes rituels et les trois mille compositions musicales de la dynastie Zhou, une des dernières dynasties royales de l’Antiquité.
A ce titre, Confucius est un « maitre » atypique. Il se considère comme un continuateur des traditions connues. En aucun cas il ne désire créer un nouveau système de pensée, pas plus une école dédiée à une idéologie, tout juste une certaine forme de pratique. Une pratique atypique car plus proche du rite que de l’enseignement traditionnel. Le rite est une approche de l’enseignement qui place le respect des gestes prescrit comme une exigence absolue. « Il faut faire corps et âme avec la forme pour que notre humanité se révèle » pense Confucius. Le maitre enseigne donc autant par le geste, par les postures que par la parole. Rappelons-le : le mot rite est de la même racine indo-européene que le mot art. Pour Confucius, chaque geste reste la possibilité d’un poème. Comme le souligne Yu Dan (3) « Nous occidentaux comprenons difficilement qu’un simple geste, une simple posture puissent constituer l’un des plus hauts lieux de la pensée ».
Une certitude : Confucius veut continuer à transmettre à la lettre « ce qui fut et doit continuer à être ». A ses débuts Maitre de musique à la cour, Confucius a été ministre de la Justice du royaume de Lu. Sa doctrine héritée de l’expérience de la dynastie sur le déclin est donc a considérée comme une doctrine intégrant en plus du sens de la justice et de « la recherche de l’homme authentique » un volet politique. Le terreau intellectuel du pouvoir on le verra jouera aussi un rôle considérable dans les orientations de la philosophie confucéenne empreinte d’ordre, d’harmonie, de modestie, de compassion, d’humanité et de tolérance. L’homme « honorable » que construit la doctrine confucéenne se nomme junzi que l’on traduit aussi par « homme noble » ; Dans l’esprit de Confucius, il ne s’agit pas d’un état ou d’un statut, mais d’une étoile qui conduit vers perfectionnement continu de soi. L’homme est ainsi placé face à lui même comme l’artisan face à son chef-d’œuvre.
Devenu lettré érudit, Confucius doit subir l’exil suite a une guerre civile qui éclate dans son royaume de Lu. Etrange destin atypique de cet homme qui mourra à 73 ans après être revenu à 68 ans dans son pays. Jamais de son vivant il n’aura perçu l’extraordinaire portée de son enseignement qui marquera l’histoire de la Chine pour les deux milles ans après sa mort. Officiellement intronisé par l’empereur Wudi (141-87 av JC) le mariage entre Confucius et la Chine était politique. Il démontrait que le fil de la tradition n’était pas rompu alors qu’une nouvelle dynastie s’installait avec la prise de pouvoir par l’empereur Wudi. Bien que mis à l’index sous le régime maoïste, Confucius est de nouveau prôné à l’ère de la mondialisation par des responsables chinois qui remettent au gout du jour des notions telles que Min ben (« peuple racine ») suggérant que le peuple est la chose la plus précieuse. Confucius, allié malgré lui d’une démocratisation « à la chinoise » ? Peut-être. Un proverbe connu de tous les chinois dit : « La vérité n’est jamais loin des gens ordinaires ». Les célèbres « Entretiens » (4) de Confucius ne disent pas autre chose. Pour ce penseur atypique, les vérités simples et limpides de ce monde peuvent pénétrer le cœur des hommes parce qu’elles ne procèdent pas de l’endoctrinement mais d’un appel intérieur visant a éveiller chaque âme.
Jean Philippe Bichard
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Attypique.com : Confucius, qu’entendez-vous par humanité ?
Confucius: « Aimer les hommes ».
Attypique.com : Vous vous présentez, Confucius, comme un sage, comme l’incarnation d’un homme empreint de valeur de sagesse et pas comme philosophe. Pour vous, la force des actes prime toujours sur la force des mots. Cela dit, quels mots avez-vous transmis à vos 3000 élèves?
Confucius: « En préambule je vous dirai que je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. Les questions passent aussi par les mots. Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes. Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. Cela dit, nous savons qu’une image vaut mille mots. Mais il faut se souvenir aussi que chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. »
Attypique.com : Et sur les valeurs propres à la sagesse, quel message essentiel suggérez-vous ?
Confucius: « La sagesse c’est connaitre les hommes. Pour appliquer les principes liés à la sagesse il ne faut pas trop d'isolement ; pas trop de relations ; le juste milieu, voilà ce qu’est la sagesse. Vous remarquerez que le sage est calme et serein, l'homme de peu est toujours accablé de soucis. Le sage a honte de ses défauts, mais n'a pas honte de s'en corriger. Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas; il s'afflige de ne pas connaître les hommes. Une dernière remarque : le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé le demande aux autres. »
Attypique.com : A la lumière de votre enseignement, on constate que la motivation l’emporte sur l’action. Les junzi sont selon Vous, la conscience d’une société en indiquant les idéaux à poursuivre. Comment définissez-vous un junzi ou homme honorable ?
Confucius: « L’homme honorable – junzi – comprend ce qui est moral. L’homme de peu comprend ce qui est profitable. La voie de l’homme honorable – que je ne peux quant à moi réaliser- est triple : la plénitude humaine sans obsession ; la connaissance sans scepticisme ; le courage sans peur. »
Attypique.com : Confucius, si vous deviez dresser un portrait de junzi…
Confucius: « Un junzi n’a pas toujours de domicile fixe mais un cœur fixe. Sa vie intérieure importe plus que sa vie pratique. L’homme honorable est maitre de lui-même et n’a pas de contestation avec personne ; il est sociable, mais n’est pas homme de parti. L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. Il aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. Le junzi s’applique a être lent dans ses discours et diligent dans ses actions. Un homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne. »
Attypique.com : Selon votre enseignement et la culture chinoise, l’humanité est égale aux cieux et à la terre, et tous trois constituent ce que les Chinois appellent les « Trois Augustes », trois éléments de grandeur et d’importances égales dont l’univers est constitué. Confucius, quels conseils essentiels proposez-vous afin que l’humanité, au centre de vos préoccupations, devienne meilleure ?
Confucius: « La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. Quand vous voyez un homme sage, pensez à l'égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous-même. Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent. Pour l’éducation, apprendre sans réfléchir est vain sachez-le. Réfléchir sans apprendre est également dangereux. Mieux vaut étudier que jeûner tout un jour et veiller toute une nuit pour méditer en vain. Négligez et vous perdrez. Cherchez et vous trouverez. Mais chercher ne conduit à trouver que si nous cherchons ce qui est en nous. Il faut travailler. C’est une évidence pour moi : celui qui aime à apprendre est bien près du savoir. »
Attypique.com : Pour parvenir à ces équilibres, Confucius, quelle voie doivent suivre les hommes sensibles à vos conseils de sagesse ?
Confucius: « Une évidence d’abord : celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l'égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements. Dépasser les limites n'est pas un moindre défaut que de rester en deçà. L'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais sait aussi ne pas se courber. Souvenez-vous : l'archer a un point commun avec l'homme de bien : quand sa flèche n'atteint pas le centre de la cible, il en cherche la cause en lui-même. Nous savons que l'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru. Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle. »
Attypique.com : On l’a vu, vous ne vous présentez pas comme un philosophe, davantage comme un « passeur », un maitre qui partage son savoir et ses rites. En termes de voie individuelle, qu’enseigne votre doctrine au niveau de la connaissance personnelle tirée de vos propres expériences?
Confucius: « L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte. La nature rapproche, le rite distingue. A mes disciples, je dis ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. Tentez de mieux vous connaitre. Ainsi, lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide ! Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants. La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard. Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la reconnaissance. Et n’oublie pas : la vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. »
Attypique.com : Ce qui est frappant pour un occidental, c’est de constater que vous tirez de chaque expérience de la vie courante des vérités et des principes utiles à Tous. Très concrètement, au quotidien, pour l’homme qui désire suivre en pratique votre savoir, que peut apporter l’enseignement de Confucius au plus grand nombre ?
Confucius: « Tout d’abord, il est indispensable d’avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité; il n'y a rien au-delà. Qui comprend le nouveau en réchauffant l'ancien peut devenir un maître. D’une manière très concrète comme vous me le demandez, je vous dirai que quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. Pour y parvenir, souvenons-nous que celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres. En matière de savoir, concrètement, ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement. Un homme est souvent un père : rappelle-toi que ton fils n'est pas ton fils, mais le fils de son temps. »
Attypique.com : En cas d’échec ou d’épreuves particulièrement difficiles a surmonter, que préconise votre doctrine basée sur la loyauté et la tolérance ?
Confucius: « Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. On peut enlever de force à une armée de trois légions son général en chef ; il est impossible d’arracher de force son libre arbitre au moindre particulier. »
Attypique.com : Votre doctrine Confucius s’étend aux domaines du gouvernement des hommes, l’art de la politique. Quelle position préconisez-vous d’adopter aux responsables qui vous consultent régulièrement ?
Confucius: « Souvenons-nous de deux principes essentiels pour le gouvernement des hommes : qui ne se préoccupe pas de l'avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats et sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues. Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé. Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. Je vais vous livrer une idée qui je considère comme utile autant qu’originale: si tu veux juger des mœurs d'un peuple, écoute sa musique. »
Attypique.com : Quelles conditions faut-il réunir pour qu’un pays vive en paix avec un gouvernement stable ?
Confucius: « J’en distingue trois : des armes en suffisance, assez de vivres et la confiance du peuple. La plus importante des trois, c’est la confiance, car si le peuple n’a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c’est fini pour le gouvernement. »
Attypique.com : Sur la mort, des gens peuvent s’immoler en suivant votre « doctrine confucéenne ». Comment votre enseignement traite réellement ce sujet ?
Confucius: « Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ? Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu. Tuer un homme pour sauver le monde, ce n'est pas agir pour le bien du monde. S'immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir. J’ajoute que rien n'est jamais sans conséquence, en conséquence, rien n'est jamais gratuit. »
Attypique.com : Votre doctrine Confucius s’étend à de nombreux domaines touchant à la tolérance, à l’harmonie, la modestie, la compassion, l’humanité et l’amitié. Que vous suggère le mot amitié en termes d’enseignement ?
Confucius: « Un conseil : ne choisis tes amis que parmi tes égaux. Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard. Pour échanger avec ses amis : avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. S’ils n’approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. Rappelons qu’en amitié comme ailleurs, le tout est plus grand que la somme des parties. »
Propos rassemblés par Jean Philippe Bichard
http://www.attypique.com/about.html
Attypique.com Livres: extrait des choix de l'auteur de
la "Last Interview" de Confucius
NOTES:
1 Sima Tan : http://www.seeraa.com/china-literature/simaqian.html
2 Sima Qian : http://www.chine-informations.com/guide/sima-qian_502.html
3 Yu Dan : Yu Dan « Le bonheur selon Confucius » (Pocket)
4 « Les entretiens » de Confucius Notes rédigées par ses disciples (3000 dont 72 sages exceptionnels)
BONUS:
Le confucianisme, une pensée universelle
La propagation de la pensée confucéenne a été plus ancienne à l'est qu'à l'ouest et y a laissé une empreinte plus profonde. Ses idées pénétrèrent en Corée et au Vietnam voici plus de deux mille ans, à l'époque des Qin et des Han. En 285 de l'ère chrétienne, elles filtrèrent de la Corée au Japon. Du Vietnam, elles gagnèrent plusieurs pays de l'Asie du Sud-Est et du Sud. Dans ces pays où elles se sont imposées depuis des siècles, elles ont imprimé leur marque sur les coutumes et les traditions. Aussi le confucianisme y constitue-t-il, comme en Chine, le pilier de la culture et des traditions nationales. Nombre de chercheurs postulent l'existence depuis l'Antiquité d'une «aire culturelle confucianiste» dont la Chine est le noyau, et dont la Corée, le Vietnam et le Japon sont les principaux membres. Le confucianisme est devenu, avec le bouddhisme, le christianisme et l'islam, l'un des quatre grands systèmes culturels de la planète. Dès sa propagation, la pensée de Confucius influença profondément le développement de la politique, de l'économie, de la culture, et plus encore, de l'éducation et de l'éthique dans les pays de la région, notamment en Corée, au Japon et au Vietnam. Avant que ses idées n'y pénètrent, ces trois pays se trouvaient soit à la charnière de la société primitive et de la société esclavagiste, soit en train de passer de cette dernière à la société féodale. Ils n'avaient ni écriture, ni littérature, ni à plus forte raison d'écoles. Après l'introduction des classiques confucéens, ils adoptèrent les idéogrammes chinois, élaborèrent des livres dans cette écriture et se dotèrent à l'instar de la Chine d'écoles ou l'on enseignait la doctrine du Maître. On peut donc dire que c'est la propagation du confucianisme qui fut l'origine directe de la mise en place de leur enseignement scolaire. La formation des lettrés comme le recrutement des fonctionnaires, tout fut confucianisé. Pour ce qui est de la formation, l'enseignement scolaire de ces trois pays, à l'échelon central comme à l'échelon local, dans les écoles publiques comme dans les écoles privées, dans l'enseignement supérieur comme dans l'enseignement élémentaire, dans ses objectifs, ses contenus, dans la sélection et la promotion des enseignants, l'évaluation des étudiants et leur affectation, est remarquable se caractérisa par sa fidélité au confucianisme. L'image de Confucius fit l'objet d'un culte dans toutes les écoles et à tous les niveaux. Le Japon vénérait en lui «le premier des sages et le premier des maîtres», le Vietnam «le Sage qui fut le maître des dix mille souverains». Il était considéré comme un modèle pour les générations successives et l'incarnation la plus accomplie de la vertu, devant qui professeurs, élèves, et même l'ensemble de la société, devaient se prosterner. Le confucianisme imprégnait également l'éducation familiale et sociale, celle des femmes et celles des petits enfants, celle dispensée à la Cour impériale et celle des étudiants partis à l'étranger.
http://agora.qc.ca/dossiers/Confucius

