Comment commence le Manifeste du parti communiste rédigé par Marx et Engels publié pour la première fois à Londres en 1848 ?
« un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot,les radicaux de France et les policiers d’Allemagne ». On le sait, Marx et Engels étaient des matérialistes qui ne croyaient pas aux spectres. Aujourd'hui, avec la succession des crises, économiques, financières, sociales et pourquoi pas insurrectionnelles certains parlent du spectre du Capitalisme. Un arbitrage s'impose. Et si l'on demandait son avis au philosophe le plus populaire au monde ? Marx, le grand retour.
Karl Marx, cet intellectuel du 19eme siècle ne laisse personne indifférent au 21eme, intéressant alors que nombreux étaient ceux qui le prétendait mort, définitivement mort. Un autre penseur, Hegel évoque souvent le « Zeitgeist » que l’on peut « sentir » en traduction comme « l’esprit du temps, la tendance du moment ». Une formule qui s’applique plus que jamais à Marx en ce début de XXI éme siècle. Le philosophe allemand en 2013 occupe une place atypique sur la scène internationale (1). Il revient. Etait-il réellement parti ? Un récent sondage de la BBC le sacre philosophe le plus célèbre de tous les temps avec plus de 45 millions de messages le citant selon le moteur de recherche Google.
Au plan strictement privé, Karl Marx on le sait, apparait comme un petit bourgeois poursuivi par ses créanciers. Né à Trèves, en Allemagne, dans une famille aisée, fils d'un avocat descendant d'une lignée de rabbins, puis élevé dans le protestantisme, Karl Marx fait des études de droit et de philosophie, et consacre, en 1841, sa thèse à Démocrite et Epicure. Il épouse, en 1843, Jenny de Westphalen, issue d'une famille aristocratique. Peu de choses sont rapportées sur ce couple qui fonctionne un peu à la manière de celui formé par Beauvoir-Sartre: "Ils se sont tellement aimés qu'ils se sont peu écrit " (7). Marx est amoureux "de la tête aux pieds" et le confie dans une lettre adressée à son ami, le penseur Arnold Ruge le 13 mars 1843 (8). Cet amour ne l'empêchera pas de faire un enfant à la fidèle servante de la famille Lenchen, enfant qui finalement sera reconnu et confié à... Engels rencontré à Paris. Ce fils d'industriel, avec qui il collaborera toute sa vie (et avec qui près de 4000 lettres furent échangées) a été plus que présent dans la vie des Marx et dans l'oeuvre du philosophe. Ses biographes nous dépeignent un Marx atypique écartelé entre une vie privée quelconque, pauvre et une très grande richesse dans son œuvre. Abattu par la perte de quatre enfants, tracassé par des problèmes conjugaux et une trésorerie familiale toujours en difficulté, le paradoxe personnel de Marx réside en partie dans sa notoriété considérable et l’humiliation permanente devant les difficultés de sa vie privée et le harcèlement de ses créanciers. Pour réaliser comme c'est notre habitude lors des Last interviews une approche plus privée que public du personnage, nous avons consulté la correspondances échangée entre Marx et Jenny dont on prétend qu'elle a joué un rôle important dans l'élaboration de l'oeuvre de son mari. Au cours de sa carrière, Karl Marx a connu de multiples expulsions dans de nombreux pays: 1845 expulsé par le gouvernement français, 1848 expulsé de Belgique, 1849 expulsé de Prusse... Rédigée en plusieurs langues, cette correspondance livre un éclairage original sur la diversite des sujets abordés par le couple, ce que Jacques Derrida selon Jacques-Olivier Bégot nommait "le mouvement du coeur en politique" (9).
Au regard de son œuvre, rappelons-le, Karl Marx apparait comme le seul penseur au plan philosophique a avoir regroupé simultanément dans ses analyses l’économie et la société. C'est ce que dit en substance l'un de ses biographes, Jacques Attali: " C'est un penseur extraordinairement moderne parce que ses écrits ne dessinent pas les contours d'un Etat socialiste organisé, mais ceux du capitalisme du futur. " (6) Cela suffit-il à le rendre « tendance » en 2013 ? Non, mais cette double approche y contribue. Le philosophe-économiste, ancien journaliste au "Rheinische Zeitung" occupe l’actualité des idées en 2013 au point que la pensée marxiste se trouve souvent au cœur des débats sur le phénomène de mondialisation. Une mondialisation déjà perçue a son époque par Marx avec sa notion « d’aristocratie financière mondiale ».
L’auteur du « Capital » retrouve une seconde jeunesse à travers ses analyses formulées durant les années 1850-1880. « Marx a théorisé le fait que le système capitaliste appauvrissait les masses et concentrait les richesses entre les mains de quelques-uns, provoquant des conflits sociaux et des crises économiques. Il avait raison. C’est si facile de trouver des statistiques qui montrent que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent », admettent les plus opposés à Marx, concédant au philosophe allemand d’avoir prophétisé la dégénérescence du capitalisme. Des propos rappelés par un article d’un collectif communiste du site Agoravox (cf Section Bonus) que ne contredit pas l’étude faite en septembre 2012 par l’Economic Policy Institute de Washington ; selon ce cabinet d’experts en économie aux Etats-Unis, le revenu moyen d’un travailleur était en 2011 inférieur aux États-Unis à ce qu’il était en 1973 (1). Admis par l’ensemble de la communauté économique, la société américaine évolue selon des règles inégalitaires. Ainsi, entre 1983 et 2010, 38,3 % de la croissance des richesses ont été accaparés par un petit pour cent de la population et 74,2 % par les 5 % les mieux lotis. Les pauvres sont ainsi engagés dans un processus de précarisation constant. La redistribution des richesses ne peut que revenir dans l’actualité. Face à cette demande, comment tirer les leçons de l’histoire et quelles lunettes chaussées pour relire Marx ? L’histoire bégaie disait Michelet. Marx en visionnaire atypique, prolonge cette pensée en tentant une explication: « Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre.» En matière de résultats économiques, le constat semble donner raison à Marx avec des destruction d’emplois et pertes de savoir-faire, bulles spéculatives purement issues du système capitaliste, inégalités croissantes au sein de pays développés en plus des autres, paupérisations des classes moyennes, émigrations économiques… Au plan politique, l’actualité reste marquée par des phénomènes spécifiques: montées des extrémismes, cyber-terrorisme, chaos écologiques, appropriation de ressources naturelles via des conflits armés, exacerbation des fondamentalismes religieux… Bref la crise des Capitalismes nécessite de relire aussi Le capital comme nous le conseille David Harvey dans Pour lire « Le Capital ». (14)
Enfin, quand on évoque Marx, certains posent des questions simples qui appellent comme toutes les questions d'apparence naives des réponses complexes : Pourquoi des hommes sont ils au chômage quand on manque de logements ? Pourquoi, dans bon nombre d’économies occidentales, un dirigeant de multinationale gagne en moyenne quatre cent fois plus qu’un salarié ? Autrefois la réponse aux questions de ce type était « c’est la volonté des Dieux » aujourd’hui : « C’est la loi du marché! » (2). Les marchés Dieux contemporains... Attention, Karl Marx a aussi son avis sur la religion. Bref si les abus subsistent, par ricochet, les idées de Marx aussi. Formulées 160 ans plus tôt, sont-telles si lointaines en 2013 ou au contraire terriblement d’actualité comme les textes de Victor Hugo sur la misère ou pas une virgule n’est malheureusement a retirer aujourd’hui (cf : http://www.attypique.com/interviews-posthumes/2012/11/attypique-culture-last-interview-victor-hugo-auteur-po%C3%A8te-politique-aujourdhui-ce-qui-salit-le-po%C3%A8te.html) ?
Dernière interrogation : la grille de lecture proposée par Marx ne constitue t-elle pas une référence nécessaire pour comprendre les mécanismes du capitalisme d’aujourd’hui avec notamment ses analyses sur trois facteurs indispensables au capitalisme : le capital, le travail et la confiance comme le rappelle le « conseiller économique » Alain Minc (3)?
Au plan intellectuel, penseur atypique voire hors norme, Karl Marx se présente avec différentes casquettes : philosophe, essayiste, économiste mais surtout penseur critique de l’économie politique. Capable d’une vision globale, économique, sociale et politique, Marx reste aussi celui qui a perçu une analyse « prométhéenne » du capitalisme. Il pense l’homme au cœur de l’action économique non comme une victime mais comme un acteur responsable. A noter que Marx ne se déclare pas marxiste comme l’a démontré Maximilien Rubel. Le penseur et l’individu ne cohabitent pas sur ce point. Reste que la pensée Marxiste trouve aussi ses limites notamment en termes de théorie politique fondée.
Si toute lecture s’avère une interprétation, que reste t-il des critiques et idées d’autres penseurs face aux œuvres liées au marxisme ? Si au XIX eme siècle, la plupart des visions de la société posent la priorité du social sur le politique, cette perspective s’est totalement inversée au début du XX eme siècle lorsque la politique s’est émancipée du social pour s’intéresser aux thèses économiques puis dans les années 80 se laisser dominer par la finance mondiale. De ce fait la question chère à Marx de la lutte des classes peut paraitre totalement dépassée. Ce que confirme Gramsci (4) lorsqu’il évoque plus volontiers les « volontés collectives » sortes de communautés rebelles avant les classes sociales. Ernestau Laclau (5) va même jusqu'à évoquer l’histoire du marxisme comme le recul progressif d’une pure perspective de classe. Un capitalisme sans classe apparente existe bien que la classe moyenne soit bien présente et risque de remplacer dans les revendications la classe ouvrière selon certains. Laclau prédit que les populismes débarrassés de leurs aspects péjoratifs reviendront : « le populisme s'oppose à la doctrine technocratique de Saint-Simon (1760-1825) selon laquelle il faut "remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses.». Posons alors la question: que reste t-il du marxisme pour penser le XXI eme siècle lui qui a toujours affirmé que « l’histoire de toute société est l’histoire des luttes de classe » ? Pas assez développé pour construire une « théorie politique » de conquête du pouvoir, le marxisme est souvent considéré comme une interrogation philosophique et économique sur l’essence du politique. Du coup, beaucoup d’interprétations des textes de Marx se sont faites au sein de certaines bulles comme la bulle léniniste. En 2013, d’autres lectures restent envisageables. Le marxisme n’est pas mort comme le rappelle la formule d’Engels : « détermination du politique par l’économique en dernière instance ». En 2013, au cours d’une crise économique mondiale qui secoue tous les Etats, la formule reste d’actualité. C’est précisément le fil rouge retenu pour cette « Last Interview » de Karl Marx forcément incomplète. Karl Marx, un nouvel économiste ? Si sa conception de la lutte des classes a vieilli, sa vision économique demeure. C’est ce que soutient encore Ernesto Laclau quand il dit : « Nous vivons c’est exacte de moins en moins dans une société de classe, non parce que les inégalités diminuent, mais parce que ces inégalités s’expriment dans des termes différents de ceux de classe ». Bref, un capitalisme peut-être sans classes... mais toujours avec Marx.
Jean Philippe Bichard
ATTYPIQUE.COM (AVEC 2 T) "LAST INTERVIEWS"
DU PASSE POUR COMPRENDRE LE PRESENT
Conception et réalisation éditoriale
des journalistes passionnés par les interviews« exigeantes » via des recherches documentaires: bio, interviews de biographes, correspondances, discours, séminaires, vidéos, visite de lieux « privés », rencontre avec les conservateurs des musées…
Il faut en moyenne deux mois pour réaliser
une « Last Interview » de 15 feuillets
Attypique.com anime des débats et conférences
en partenariat avec des auteurs et éditeurs de Biographies / Histoire / Documents / Témoignages / Essais
Attypique.com extrait de la collection « Last Interview »:
Einstein, Freud, Hugo, Galilée, Mozart, Renoir, Molière, Hendrix, Rimbaud, Talleyrand, Michel-Ange
Camille Claudel, Alexandra David-Néel, Frida Khalo, Marilyn Monroe
Jésus, de Gennes, Gandhi, Hugo, de Gaulle, Bruno, Blum, Rabelais, Keynes, Picasso, Lennon,
Marie Curie, Anne Frank, Janis Joplin, Coco Chanel, Hannah Arendt, Catherine de Russie
Hitchcock, Voltaire, Monk, Lartigue, Newton, Sartre, Luther King
Hypatie d’Alexandrie, Sagan, Marie Antoinette
Kant, Miles Davis, Cartier-Bresson, Villon, Rembrandt, Montaigne, Mitterrand
Ella Fitzgerald, sœur Emmanuelle, Rosa Parks
Caravage, Malraux, Alexandre Le Grand, Zola...
htpp://www.attypique.com/interviews-posthumes/
Copyright © attypique.com 2010 last interview*
Droits de reproduction réservés ©2010-2015
Source: http://www.marxist.com/the-resilience-of-the-ideas-of-karl-marx.htm
Attypique.com : Karl Marx, vous vous présentez comme économiste et pas seulement comme philosophe, pourquoi ?
Karl Marx : "Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer. Le capital est un produit collectif : il ne peut être mis en mouvement que par les efforts combinés de beaucoup d'individus, et même, en dernière instance, que par les efforts combinés de tous les individus, de toute la société. Le capital n'est donc pas une force personnelle, c'est une force sociale. N'oubliez pas: les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes." (11)
Attypique.com : Karl Marx, vous critiquez l’ensemble des principes liés aux religions, notamment ceux qui abordent l’idée de « bonheur chrétien ». Pourquoi ?
Karl Marx : " Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole. La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spirituel, son enthousiasme, son solennel complément, sa raison générale de consolidation et de justification. Elle est la réalisation fantastique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine n'a pas de véritable réalité." (10)
Attypique.com : Nous sommes en 1880 : Pensez-vous actuellement voir apparaitre les signes propres a l’émergence d’un système économique mondial ?
Karl Marx : "Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie autrement dit le capitalisme, envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations. Reste que la production du capitalisme engendre, avec l'inexorabilité d'une loi de la nature, sa propre négation. Vous voulez une conséquence immédiate du fait que l'homme est rendu étranger au produit de son travail ? l'homme est rendu étranger à l'homme." (12)
Attypique.com : Vous dénoncez l’exploitation de l’homme par l’homme. Quelle solution préconisez-vous pour l’abolir ?
Karl Marx : "Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité. Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. Abolissez l'exploitation de l'homme par l'homme et vous abolirez l'exploitation d'une nation par une autre nation." (13)
Attypique.com : Qui est responsable du développement du commerce mondial selon les règles économique du capitalisme ?
Karl Marx : " Par l'amélioration rapide de tous les instruments de production, par les communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne toutes les nations, jusqu'aux plus barbares, dans le courant de la civilisation. Le bas prix de ses marchandises, est son artillerie lourde, avec laquelle elle rase toutes les murailles de Chine, avec laquelle elle contraint à capituler les barbares xénophobes les plus entêtés. Elle contraint toutes les nations, sous peine de courir à leur perte, à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint d'importer chez elles ce qui s'appelle la civilisation, autrement dit : elle en fait des nations de bourgeois. En un mot, elle crée un monde à son image. Ca va loin, y compris au niveau de la vie privée des gens. Ainsi, en 1880, dans la famille, l'homme est le bourgeois ; la femme joue le rôle du prolétariat." (12)
Attypique.com : Karl Marx, vous évoquez dans vos écrits, l’individu, pris dans le tourbillon des règles qu’il ne maitrise pas. Pensez-vous qu'un système économique juste, égalitaire soit compatible avec la liberté individuelle ?
Karl Marx : « Il faut se souvenir que la production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle. La véritable richesse intellectuelle de l'individu dépend entièrement de la richesse de ses rapports réels. Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes.»
Attypique.com : Vous semblez privilégier une approche pratique de la définition et du rôle de l'homme dans la cité, au travail. Approche assez rare chez les intellectuels tout comme votre vision de l'histoire. Pourquoi ?
Karl Marx : « La question de savoir si la pensée humaine peut atteindre une vérité objective n'est pas une question théorique mais une question pratique. C'est dans la pratique que l'homme doit démontrer la vérité, c'est-à-dire la réalité, la puissance, la précision de sa pensée. Il faut distinguer l'histoire vraie de l'histoire apparente. L'histoire n'est pas autre chose que la succession des différentes générations dont chacune exploite les matériaux, les capitaux, les forces productives qui lui sont transmis par toutes les générations antérieures. L'homme esclave de la machine c'est le travail vivant qui est soumis au travail mort."
Attypique.com : La lutte des classes revient souvent dans vos écrits. Est-ce un phénomène historique ou temporaire ? Comment voyez-vous l’évolution de la lutte des classes ?
Karl Marx : « Les individus ne constituent une classe que pour autant qu'ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s'affrontent en ennemis dans la concurrence. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. L’histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes. Souvenez vous : les travailleurs n'ont pas de patrie. Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » (12)
Propos rassemblés par Jean Philippe Bichard
http://www.attypique.com/about.html
Attypique.com Livres: extrait des choix de l'auteur de
la "Last Interview" de Karl Marx:
NOTES :
1 – http://www.epi.org/publication/standard-models-benchmark-costs-globalization/
http://business.time.com/2013/03/25/marxs-revenge-how-class-struggle-is-shaping-the-world/
2 – Magazine Littéraire N° 479 Octobre 2008
3 - Alain Minc : Interview dans le Magazine Littéraire N° 479 Octobre 2008
4 - http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-gramsci-l-indigne-2013-01-08
6 - http://www.lexpress.fr/culture/livre/et-si-marx-avait-raison_821344.html
7 - Jacques Olivier Bégot"Karl et Jenny Marx "Lettres d'amour et de combat" Petite Bibliothèque Rivage Poche
8 - lettre adressée à Arnold Ruge le 13 mars 1843 (8) citée dans la monumentale édition Correspondances Paris éditions sociales que l'équipe d'Attypique.com a régulièrement consultée dans le cadre de cette "Last Interview".
9 - Jacques Derrida "Mes humanités du dimanche" Paris Galilée 2001
10 - Karl Marx et Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844
11 - Karl Marx Thèse sur Feuerbach
12 - Karl Marx et Friedrich Engels : « Le manifeste du parti communiste »
13 - Karl Marx : L'idéologie allemande
14 - David Harvey, Pour lire « Le Capital », La ville brûle, Montreuil-sous-Bois, 2012
Statue de Karl Marx et de Friedrich Engels devant le Palais de la République (Palast der Republik) à Berlin, Allemagne. Photographié par Johann H. Addicks, 2005.
BONUS :
http://www.marxists.org/archive/marx/bio/media/marx/79_01_05.htm
http://www.marxists.org/archive/marx/bio/media/marx/71_07_18.htm
http://www.themoneyillusion.com/
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-revanche-de-karl-marx-133469
Oeuvres de Karl Marx
Karl Marx:
5 mai 1818: naissance à Trèves, en Prusse rhénane.
1844: rencontre avec Friedrich Engels, à Paris.
1848: Manifeste du parti communiste.
1864: Ire Internationale.
1867: premier tome du Capital.
14 mars 1883: mort à Londres.
