Né le 15 avril 1452 des amours de Piero da Vinci et d'une paysanne d'Anchiano, Léonard est un enfant illégitime qui n'a jamais rien dit de lui-même mais a toujours recherché la reconnaissance selon ses nombreux biographes. Peintre-ingénieur, il est végétarien, gaucher, écrit de droite à gauche et porte les cheveux longs alors que tout le monde les a courts. En devenant son propre metteur en scène, il a sans doute été, l'un des premiers communicants de l'histoire en faconnant son propre mythe. On lui attribue cette phrase:
« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres » et celle-ci aussi: "Celui qui s'oriente sur l'étoile ne se retourne pas"
Reste le génie absolu, ses oeuvres, ses machines, ses carnets et autres codex. En peinture, par exemple, il est le premier à montrer la vérité des sentiments, à représenter l'invisible, à travailler la lumière de l'intérieur. Il meurt en 1519. Il est enterré dans le clôitre de l'église Saint-Florentin d'Amboise aujourd'hui détruite.
"Efforce-toi, peintre, de faire des oeuvres qui attirent les spectateurs et les arrêtent avec grande admiration et plaisir (...) Ne vois-tu pas que, parmi les beautés humaines, c'est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches ? (...) Laisse les coiffures ou frisures recherchées, comme celles de ces pauvres cerveaux qui se croient déshonorés parce qu'un cheveu est plus à droite qu'à gauche. Fais donc de tes figures des cheveux qu'un vent invisible fait jouer autour des visages juvéniles, orne-les avec grâce de boucles variées, et n'imite pas ceux qui les enduisent de colle et donnent aux visages l'air vitrifié."
BONUS:
Léonard de Vinci, projets, dessins, machines
du 23 octobre 2012 au 18 août 2013
Mais où Léonard de Vinci va-t-il chercher son inspiration pour inventer ses
incroyables machines ?
Léonard de Vinci, projets, dessins, machines donne à découvrir l’univers riche et
spectaculaire de ce génie de la Renaissance à travers 40 machines de ses
inventions (réalisées en 1950 en Italie), les dessins de ses célèbres carnets,
des manipulations interactives et multimédias.
Un voyage en six étapes qui permet de lever le voile sur les sources d’inspiration,
les centres d’intérêts, et le mode de pensée de cet observateur de la nature et
chercheur universel.
A voi: Les plus beaux
manuscrits, où il a consigné méthodiquement ses notes et projets, au moyen de
son écriture en miroir*
L’originalité de sa méthode de travail et du champ immense L’occasion de pointer du doigt la pertinence et la fécondité du
décloisonnement des disciplines qui a fait l’apanage de la Renaissance et dont la
recherche contemporaine recommence à mesurer l’intérêt.
L’exposition bénéficie de l’appui d’un comité scientifique mais aussi du
commissariat de Claudio Giorgione, du Museo Nazionale della Scienza e della
Tecnologia Leonardo da Vinci di Milano, éminent expert de l’œuvre de Léonard
de Vinci.
* Léonard de Vinci écrivait à l’envers et la lecture de ses manuscrits s’effectue
en utilisant un miroir.
À ne pas manquer : l’arbalète géante, le chariot automobile, la tenue de plongée
sous-marine, ou encore le vaisseau volant !
Cette exposition a été réalisée en collaboration avec le Museo Nazionale della Scienza
e della Tecnologia Leonardo da Vinci di Milano, en partenariat avec EADS et avec
la contribution du Deutsches Museum.
http://sortir.telerama.fr/evenements/expos/leonard-de-vinci-projets-dessins-machines,96867.php
Comment en est-on venu à parler de l’âme d’une vis ou du coude d’un tube ? Grâce à Léonard de Vinci, expliquent Paola Manni et Marco Biffi. Ces linguistes de l’université de Florence ont passé en revue quantité de lettres et de cahiers du maître, afin d’établir un « glossaire léonardien * ». Car l’homme, en plus d’être un fabuleux ingénieur, fut aussi un génial inventeur de termes techniques – le plus souvent des mots d’usage courant auxquels il donna, par métaphore, un sens nouveau. « C’est de là, note Matteo Motolese dans Il Sole 24 Ore, que provient la touche d’humanité qui survit encore aujourd’hui dans le lexique artisanal, comme le fait de parler de “féminin” et “masculin” pour désigner l’emboîtement de deux éléments. » Ce premier volume consacré à la mécanique devrait se poursuivre par une exploration du langage léonardien dans les domaines de l’anatomie, de l’architecture, de l’optique et de la perspective.
Léonard de Vinci, Codex Urbinas latinus 1270 (1480 - 1516) Rome, bibliothèque Vaticane
* À consulter:
(en italien), sur le portail e-Leo de la bibliothèque Leonardiana di Vinci.
