A l'heure ou les journalistes remettent eux mêmes en question les conditions d'exercice de leur travail - avec l'affaire DSK entre autres (1) - placer le projecteur d'ATTYPIQUE sur Bob Woodward, une légende de la presse américaine est intéressant. Mais ce journaliste réputé aurait-il fait mieux que Claire Chazal, présentratrice du JT de 20h00 de TF1 face à un DSK "sur média trainé" ? En tout cas, il sait écrire, comme un journaliste. Un bon sujet, un bon angle, une plume peu complaisante et surtout des infos béton!
Son dernier livre publié en 2012 sur Obama le confirme: http://www.slate.fr/monde/61383/presidentielle-usa-2012-obama-woodward-lewis-intime
Extraits d'un autre livre publié en 2011 "Les guerres d'Obama"
(Interview dans Le Monde Magazine avril 2011) du journaliste américain Bob Woodward, référence du journalisme avec Carl Bernstein suite à la publication de leur enquête sur l'affaire du Watergate dans le Washington Post en 1972. A l'occasion de la sortie de son livre "Les guerres d'Obama" (2011), il affirme avoir écrit
"10 000 mots relatant des "écoutes" de la Maison Blanche, conversations secrètes tenues dans le bureau ovale".
Invité de la matinale de France Inter le 7 avril 2011, il soutient au sujet de la parole des dirigeants des plus grands Etats et plus précisément sur le dossier des armes de destruction massive : "Qui que ce soit à la Maison Blanche, il faut frapper à la porte la nuit, il faut chercher la vérité parce qu'ils ne vous la diront pas".
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Au sujet des publications du site Wikileaks : " C’est de la folie de publier des documents bruts sans prendre le soin de vérifier si des gens ne risquent pas d’être tués. Supposez que la publication du nom d’un chef de village, informateur de l’armée, provoque son assassinat. Tout balancer est irresponsable, même si les journaux associés [dont Le Monde] ont, eux, parfaitement fait leur travail d’édition. Ensuite je pense que l’opération a été survendue. On a annoncé «les documents secrets les plus exceptionnels jamais publiés". "Faux ! Il y avait certes de la matière, mais contrairement à ce qu’écrivait le New York Times, les documents n’expliquaient pas du tout comment étaient prises les plus importantes décisions du gouvernement." Google : "La pierre tombale du PDG de Google devrait porter l’inscription : «J’ai tué les journaux.» Car Google leur a bel et bien piqué une grande partie de leurs revenus. Or il faut des professionnels pour aller chercher l’information. Il faut l’argent de la publicité pour envoyer des reporters au Moyen- Orient ou enquêter sur la crise financière. (…) Les patrons de Google ou de Facebook auront beau jeu de dire «Oups !» en découvrant que le système est bousillé et que leurs moteurs de recherche n’ont plus d’objet." |
Irak et armes de destruction massive : "J’aurais dû y attacher plus d’importance. Fouiller, m’accrocher, me bagarrer. Exiger du solide. Je regrette encore de ne pas l’avoir fait. Et je le regretterai toujours. Je me suis largement planté. (…) C’était ma responsabilité de tout remettre en cause. Avons-nous fait, oui ou non, notre boulot de journalistes ? Ma réponse est un non géant."
Bonus:
(1) http://www.marianne2.fr/Claire-Chazal-l-honneur-perdu-du-journalisme_a210570.html
http://www.arlnow.com/2011/08/17/historical-marker-installed-outside-deep-throat-garage/
